née le 20 mai 1969 à Auray (56), elle est contrôleuse financière à Vannes après une carrière sportive bien remplie.
Pas moins de 10 médailles aux Jeux Paralympiques, (dont quatre titres) au fleuret et épée.
Elle est Championne du Monde au fleuret et vice Championne du Monde à l'épée en 1998.
Elle obtient 7 médailles aux Championnats d'Europe (6 argent et 1 en bronze).
Ancienne championne d'escrime Handisport, Patricia Picot suivra de près les Jeux Olympiques. Lors des
précédentes éditions la Vannetaise avait multiplié les médailles.
« Quand je pense à mes derniers jeux à Pékin en 2008, cela me parait
loin, évoque celle qui est aussi contrôleur financier à Vannes. En 2009, j'ai arrêté l'escrime et le sport pour m'occuper de mes enfants. J'avais fait le
tour de ma carrière. »
Une retraite sportive bien méritée, après 20 ans en équipe de France handisport et plusieurs titres
olympiques : deux médailles d'or (Barcelone 1992, Sydney 2000), de l'argent (Atlanta 1996) et du bronze (Atlanta 1996 et Athènes 2004).
À Barcelone, une ambiance folle
De ces olympiades, elle garde en mémoire des moments bien précis, comme l'ambiance chaleureuse, pour ses
premiers Jeux en Espagne, en 1992. « Je me rappelle de journées très
festives. Une discothèque, des salles de jeux étaient installés dans le village olympique...».
Barcelone, c'est aussi sa première médaille d'or. Sélectionnée en tant que remplaçante, elle crée la
surprise en remportant le titre olympique de la pointe du fleuret.
À Athènes, en 2004, elle se revoit encore à la cérémonie d'ouverture. « On devait commencer la compétition à J + 1. Certains athlètes avaient préféré rester se reposer. Patricia Picot, elle, ne pouvait pas manquer ça. C'est l'événement à voir. Quand on est au milieu du stade, entouré de 60 000 personnes, c'est fabuleux. »
Derniers jeux à Pékin
Organisation minutieuse, entraînements, visites... pourraient définir Pékin. « Un nombre impressionnant de bénévoles veillait à ce que tout soit parfait. »
2008, marque aussi sa dernière participation aux Jeux. « Bien sûr il y avait un peu de blues. J'avais lutté pour pouvoir me
qualifier, je savais que l'espoir de médaille était faible. »
Mais c'est à Sydney, en 2000, qu'elle garde son meilleur souvenir de compétition. « Ce sont les deuxièmes jeux que j'ai gagnés en individuel. » Une très longue préparation, et la technique lui permettront de décrocher l'or.
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